Waiting Time

I had not planned to write any post blogs during my project to climb all of the 4000m peaks of the Alps. I thought we would be busy skinning up, skiing down, checking maps, itinerary and weather. But things are going a different way. We did our first summit, the Gran Paradiso (Italy) together with Colin Haley (Alpinist) and Anthony Bonello (Film maker) on the 3rd of March and since then it’s dumping. Winter is here and this morning I shovelled more snow in one morning than I did in December, January and February reunited. It’s both great and a bummer. Great because I love snow and the mountains needed snow. And a bummer because I want to keep moving and climb more summits and this snow put us on hold.

The last 3 days had been a bit stressful with the weather, making plans and then changing plans with all the things behind that. Phone calls to collect infos on conditions, POI and tracks for the GPS, huts booking and then cancellations, etc etc… But this morning I woke up serene and relaxed. I manage to let go something in my minds and to accept we probably won’t be able to do anything this week. Too much snow. Too much wind. Too dangerous. And not much I could do about all this.
Since winter is here for real, lets go skiing powder and keep an eye on the weather.
The next go is maybe not that far away!

You can follow my long journey thru the social media with the Hashtag #LivAlongTheWay. And on the web page LivAlongTheWay
Feel free to leave a comment, a message, etc… they all give me a great energy :)

Pizzas falling off the sky ;)

Le Grand Capucin avec Vanessa, Fabien, Cédric et bien d’autres :)

Le soleil se couche et bientôt c’est sur le ciel étoilé que me yeux se fixent. Nous avons été en mouvement toute la journée, dû gérer mille et une petites et grandes choses et là, enfin, tout s’apaise. Les chutes de pierre dans les couloirs et les faces environnantes font place au silence. Les émotions de la journée s’atténuent doucement. J’apprécie pleinement ce moment où tout semble ralentir et je commence à réaliser ce que nous sommes en train de vivre. Aujourd’hui nous sommes là, au milieu de la face du Grand Capucin avec Vanessa François, alpiniste devenue paraplégique. Le sourire aux lèvres, amusée, je pense à ce projet complètement “fou” dans lequel je me suis embarquée aux côtés de Fabien Dugit et Cédric Lachat. Je pense à ce que cela signifie pour Vanessa d’être là. Vivre une aventure alpine malgré son handicap, s’élever sur l’une des plus belles faces du massif, toucher ce granit doré, retrouver ces sommets et cette vue et partager tous ces moments avec Fabien, Cédric, Bertrand Delapierre et moi-même, ses compagnons d’ascension. Je suis heureuse pour elle, satisfaite et presque fière de ce que nous sommes en train d’accomplir. Quelque chose que peu de personnes pensaient possible. Quelque chose d’un peu inaccessible aussi.

Ce projet, on l’a porté à bout de bras. Depuis le début Vanessa savait qu’elle pouvait compter sur moi mais il nous manquait une équipe forte pour le réaliser. L’arrivée de Fab et Cédric avait changé la donne et enfin nous pouvions passer à l’action.  La tâche n’a pas été facile pour autant. Approche sur glacier à gérer, altitude, froid, et surtout une paroi peu déversante ce qui rendait l’ascension complexe. Mais nous nous sommes mis à la tâche. Chacun, avec ses compétences, a apporté ses solutions : Cédric accompagné de Fabien pour tout ce qui était de la verticalité. Pour ma part, tout ce qui était approche, coordination et logistique. On s’est tous donnés à fond. Et ça a marché!

Au travers de ce post je voulais souligner le côté exceptionnel de cette ascension : un projet humain, un gros travail d’équipe (aussi réduite était-elle), et un vrai savoir faire technique.

Qui dit projet humain, dit justement des personnes. Elles n’ont pas été beaucoup nommées jusque là mais il est clair que le projet n’aurait pas pu se faire sans elles… Un grand, grand MERCI à Eliza, Juliette, Mathilde, Marcelle, Maxime, Paul, Laurent, Boris, Philippe, Christophe, Johan, Manu, Stéphane, Sylvain, Thomas et Bertrand. Avec une pensée spéciale pour Maxime supporter dès les premiers instants de ce projet.
Un grand Merci aussi à Tim Green, pilote de paramoteur hors pair qui a accepté sur le champ de prendre part au projet. Grâce à sa maîtrise du vol en Haute Montagne, il nous a déposé Vanessa comme une fleur dans la combe Maudite, a participé à la prise d’images aériennes et a pu ramener Vanessa à Chamonix après un vol magique au-dessus des aiguilles Chamoniardes.

Pour le travail d’équipe et le savoir faire, je “nous” dis bravo (et oui, une fois n’est pas coutume…)  et je salue ici Fabien et Cédric pour leur temps et leur énergie passés sur les stats en pleine paroi. Il y a eu l’avant ascension, l’ascension elle même et… l’après ascension… Au final cela représente un certain nombre de jours à installer et désinstaller des cordes, des ancrages, du matériel…
Bravo donc à Fabien, la force tranquille du groupe. Le parfait compagnon de cordée pour ce genre de projet… ou d’autres projets aux cotations bien corsées. Solide, efficace et calme quelque soit la situation. Tout est simple avec lui et ça déroule. Même quand, en vrai, cela ne déroule plus du tout…
Bravo à Cédric, la machine, l’hyper actif de l’équipe. Cédric c’est l’homme des manips, Il vous met en place un truc compliqué en deux secondes qu’il est bien le seul à comprendre. Autres particularités? 1) Il est plus rapide que son ombre en remontée de corde. 2) Il adore quand les situations deviennent très compliquées. C’est d’ailleurs dans ces moments là qu’il s’exprime pleinement et honnêtement, je n’ai jamais vu un gars aussi efficace et compétent. Son point faible? C’est un GROS boulet. Non je blague juste un petit boulet et on l’adore ;)
Et bien sûr, un grand bravo à toi Vanessa, étincelle et moteur du projet. Ta détermination est à la hauteur de ta passion pour la montagne. Tu es une femme d’un courage et d’une force intérieures incroyables. Et ce sont tes atouts pour la vie.

A lire aussi sur le Blog Petzl
Remerciements personnels à Petzl, Lyo Food et Salomon

Et bien sûr quelques images qui racontent une partie de l’histoire….
Photos : THOMAS BEKKERCEDRIC LACHAT, MAXIME MAGNANI, LIV SANSOZ

Team Salomon

I’m really excited and happy to announce I’m joining the amazing team at Salomon!
So psyched to have such a great company and great people by my side for all the coming climbs, summits and sweet lines!
Congrats also to my new team mate Kalen Thorien for being a part of the team as well!
Check out the press release here ;)

Le Cervin, 4478m, Arête du Lion

Majestueuse Pyramide, le Cervin est une montagne qui attire et donne envie à être grimpée. En ces temps caniculaires où pas mal de courses sont devenues simplement trop dangereuses, le Cervin m’a semblé rester une bonne option et qui plus est je n’y avais jamais été. Problème classique numéro 1 je n’étais pas disponible les deux jours de beau temps annoncés et le reste de la semaine était un peu plus instable. Problème classique numéro 2, trouver une compagne/ un compagnon de cordée avec qui j’ai envie de partager cette montagne qui soit dispo et motivé(e)… Au final c’est l’ami Laurent Soyris qui vient de réussir son proba qui se laisse tenter. Et comme une bonne nouvelle en entraîne une seconde, la météo a un peu évolué et l’on peut espérer un court créneau sur un jour et demi avant de potentiels orages.

Nous prennons la décision de faire le Cervin par l’arête du Lion et de rentrer par le même itinéraire. Moins de monde donc moins de pierres qui partent. Et puis, c’est nettement moins cher que par le Hörnli (15 euros au lieu de 150?). Voilà un plan qui roule, le matos est préparé en deux deux et dès le lendemain nous nous retrouvons dans la montée du refuge Carrel (3825m) partis de Cervinia (2050m) en prennant le téléphérique jusqu’à Plan Maison (2500m). (Oh les petits joueurs!…)

Un petit stop à 3300m pour remplir 3 litres d’eau chacun en espérant que personne n’a trop uriné ni cagué juste au dessus (on peut toujours espérer) et c’est reparti. Nous arrivons rapidement au col du Lion. Après cela devient un peu plus raide et l’on sortira la corde au passage bien vertical (corde fixe et pédales), avec une belle pensée pour les premiers Alpinistes qui ont franchis ce passage. Respect à eux.

Le refuge est juste après ces passages raides (plusieurs cordes fixes) et sur le coup des 13h nous sommes à Carrel après avoir croisé quelques alpinistes qui redescendaient déjà et une vingtaine de bouquetins, fiers, peu sauvages et incroyablement agiles.

Arriver assez tôt à un refuge c’est plutôt agréable. Cela permet d’aller jeter un oeil sur la suite, regarder les topos, discuter avec les autres alpinistes, faire la sieste, manger un bout et boire un bon Yogi Tea, pas forcément dans cet ordre. Et d’autres choses aussi. Comme profiter de la vue de la terrasse Carrel, sur la Dent d’Hérens, Dent Blanche et le Weisshorn (qu’on ne voit pas sur ce pano)

Ou se laisser intriguer par un hélicoptère à la recherche d’une cordée disparue :(

Et puis c’est le rituel de faire chauffer l’eau, manger tôt, profiter encore du soleil devant le refuge tout en rencontrant de nouvelles personnes. Et puis ne pas hésiter à aller se coucher tôt. Mais comme souvent en refuge, les nuits ne sont pas des plus calmes. La cabane Carrel c’est une cuisine et une grande piece avec 40 couchages, autant dire que quand il y en a un qui se lève tout le monde en profite. Le guide italien avec qui nous avons bien sympathisé et qui dort à côté de Laurent a dû réver d’éboulement de la voie, il hurle et se réveille en sursaut et nous de même. Pfff il n’est que minuit.. Finalement, deux alpinistes Suisses se lèvent et Laurent me réveille aussi. Il est 3h30 presque notre horaire de réveil. On essaye de se faire discrets… Chauffer l’eau, s’équiper, mettre la frontale sur les casques, manger et boire même si ça a du mal à passer… Et puis on part enfin, contents, sous un ciel étoilé. A peine nous avons fait 10m qu’un gros éboulement résonne autour de nous. Vraiment? à 4h du mat? Brrrr…. ce sera bien une de nos dernières courses s’il continue à faire chaud comme cela…

Les cordes de l’Eveil passées, un peu de montée traversée facile et là les Suisses partis devant semblent hésiter. Du coup on regarde au-dessus de nous, on va voir, on revient… hum… peut-on vraiment se perdre sur une montagne si parcourue? La réponse est oui. Laurent opte pour une rampe oblique tandis que les Suisses reviennent sur leurs pas. Ca grimpe un poil et du coup nous nous faisons doubler par un guide de Cervinia qui arrive par la gauche. Il ne s’est pas trompé lui et il doit sourire intérieurement ;) La suite s’enchaine tranquille, le cheminement est évident avec pas mal de spits, encore des cordes et des échelles sous le sommet. Tout est super sec et nous n’avons pas eu à sortir les crampons (les miens étaient restés au refuge). En un peu plus de trois heures nous sommes au sommet Italien accueillis par le soleil et par une vue magnifique sur des montagnes qui ne me sont pas familières. Il y a déjà beaucoup de monde côté Suisse. Nous traversons la frontière pour aller dire bonjour à nos voisins et après quelques photos nous reprenons le chemin de la descente que nous nous attendons à trouver longue et fastidieuse. L’orage est prévu pour la fin de journée, alors autant être en bas au plus vite. A 14h nous serons à Breuil Cervinia, en même temps que les premières gouttes, contents de cette belle journée sur une montagne historique aux lignes esthétiques.

Je ne pourrai pas terminer ce post sans rappeler l’incroyable performance de Kilian Jornet sur cette arête : 2h52mn02s pour un Aller-Retour de Breuil Cervinia au sommet. Ca parait tellement sur réaliste ;) !

Täschhorn, South Ridge

PHOTOS CREDIT : NILS NIELSEN AND LIV SANSOZ

The Täschhorn (4491m) by the South Ridge is nothing hard nor technical. It’s a nice summit in an area I don’t know that well above Saas Fee. So when Nils mentioned it, I was psyched for a visit. It’s always interesting to visit new mountains visit new ranges of mountains, to climb new summits and to embrace new views of other mountains. Regardless if they are easy or hard, well known or forgotten mountains. Above all, the journeys, the adventures take all their value because of the people you are sharing them with. And a day or two in the Mountains with Nils is priceless ;)

I was just got back from 6 days climbing ridges in les Ecrins (see the project Sommets pour le Climat / Summits for the Climate) with a heavy bag pack and packing for a two days trip with no bivy gear (except a stove and some Lyo Food) was a big contrast. It already had the taste of a fun and light ascent :)

The Journey started in Saas Fee where we took the Metro Alpin up to 3500m. It was 10am, we were right in the heating wave and the snow was already all soft and watery with no good track. We never saw that and it was not a great sign. Anyway the goal of the day was to traverse a few kilometers of ridges to reach the perched Mischabeljochbiwak at 3847m. We hiked up the wet snow until we met the rock of the Feekopf ridge and scrambled to the top of it at 3888m. From there we had to go down (oh no!) traverse the flat glacier (Alphubeljoch) and reached up the Alphubel summit at 4206m. And then again flat and down on the North ridge of the Mischabeljoch where the Mischabeljochbiwak stands up. Almost four hours of effort to gain 347m of altitude. But a few kilometers of ridges, involving gaining and loosing altitude.

Below is a map to give an idea of the terrain. The red square is the Metro Alpin from where we left.

The small and cosy Mischabeljochbiwak, perched on its ridge. I have to say that was a four star bivy, quite clean, with everything you need in it. I loved it and I could have stay a week there ;)

Inside the bivy : Cosy, warm and welcoming. Not to forget the kitchen with the view ;)

A view that was capturing a lot of my attention…

On the Majestic Matterhorn ;) Not Bad!

We were alone at the bivy, which was perfect to relax, read and have a nap. The next day was going to be a long day. A day that we started early like most alpine starts, around 4:30am. The temperature was warm, there was a good track thanks to people from the days before. We did not have to put our crampons before the last big field of snow which make the ascent easier and faster. The wind and some colder temps caught us before the summit and we did not stay long on it before to go down again. The conditions all the way up to the ridge were dry which made everything easier and faster. In less than five hours we were down to the bivy again. We knew the way back to Saas Fee was going to be long and the snow was going to get warm and rotten so there was no time to loose. Up the ridge, down the Alphubel, up the Feekopf, down to Saas Fee.

This is just another story of climbing a Mountain. Nothing extrem, nothing bad ass, just two people powered by their legs and their passion. Just another summit and lots of happiness. As I often say, Mountains are awesome and I enjoy sharing moments up there ;)