Täschhorn, South Ridge

PHOTOS CREDIT : NILS NIELSEN AND LIV SANSOZ

The Täschhorn (4491m) by the South Ridge is nothing hard nor technical. It’s a nice summit in an area I don’t know that well above Saas Fee. So when Nils mentioned it, I was psyched for a visit. It’s always interesting to visit new mountains visit new ranges of mountains, to climb new summits and to embrace new views of other mountains. Regardless if they are easy or hard, well known or forgotten mountains. Above all, the journeys, the adventures take all their value because of the people you are sharing them with. And a day or two in the Mountains with Nils is priceless ;)

I was just got back from 6 days climbing ridges in les Ecrins (see the project Sommets pour le Climat / Summits for the Climate) with a heavy bag pack and packing for a two days trip with no bivy gear (except a stove and some Lyo Food) was a big contrast. It already had the taste of a fun and light ascent :)

The Journey started in Saas Fee where we took the Metro Alpin up to 3500m. It was 10am, we were right in the heating wave and the snow was already all soft and watery with no good track. We never saw that and it was not a great sign. Anyway the goal of the day was to traverse a few kilometers of ridges to reach the perched Mischabeljochbiwak at 3847m. We hiked up the wet snow until we met the rock of the Feekopf ridge and scrambled to the top of it at 3888m. From there we had to go down (oh no!) traverse the flat glacier (Alphubeljoch) and reached up the Alphubel summit at 4206m. And then again flat and down on the North ridge of the Mischabeljoch where the Mischabeljochbiwak stands up. Almost four hours of effort to gain 347m of altitude. But a few kilometers of ridges, involving gaining and loosing altitude.

Below is a map to give an idea of the terrain. The red square is the Metro Alpin from where we left.

The small and cosy Mischabeljochbiwak, perched on its ridge. I have to say that was a four star bivy, quite clean, with everything you need in it. I loved it and I could have stay a week there ;)

Inside the bivy : Cosy, warm and welcoming. Not to forget the kitchen with the view ;)

A view that was capturing a lot of my attention…

On the Majestic Matterhorn ;) Not Bad!

We were alone at the bivy, which was perfect to relax, read and have a nap. The next day was going to be a long day. A day that we started early like most alpine starts, around 4:30am. The temperature was warm, there was a good track thanks to people from the days before. We did not have to put our crampons before the last big field of snow which make the ascent easier and faster. The wind and some colder temps caught us before the summit and we did not stay long on it before to go down again. The conditions all the way up to the ridge were dry which made everything easier and faster. In less than five hours we were down to the bivy again. We knew the way back to Saas Fee was going to be long and the snow was going to get warm and rotten so there was no time to loose. Up the ridge, down the Alphubel, up the Feekopf, down to Saas Fee.

This is just another story of climbing a Mountain. Nothing extrem, nothing bad ass, just two people powered by their legs and their passion. Just another summit and lots of happiness. As I often say, Mountains are awesome and I enjoy sharing moments up there ;)

Sommet(s) pour le Climat_2

Tout a commencé en début d’année par une mise en contact avec Vincent Legrand, le directeur de l’institut des NégaWatt par mon bon ami Pascal Lenormand, ex Salomon, ex Mammut et qui a développé sa propre boite Incub. Les Négawatt, tiens, je connais… Je crois bien même avoir lu deux ouvrages de chez eux, offerts par mon frère, personnellement et professionnellement impliqué dans la transition énergétique via son bureau d’étude The Black Sheep Energy.

Ok ok c’est bien joli tous ces noms mais revenons-en à nos moutons justement… Vincent me présente donc l’ensemble du projet et m’explique les fondements de leur démarche. “Leur”, parce qu’il y a derrière ce projet toute une équipe :  Vincent Legrand, Pascal Ferren (ils formeront la cordée Vinscal lors de la traversée des Ecrins), François-Xavier Cierco, Lara et Serge Mang-Joubert, Emilie Gully, Julie Servien, Adrien Rodriguez, Félicien Poncelet, Bruno Cédat pour ne citer que les principaux. Vincent me rappelle des choses que je sais déjà et m’en apprend d’autres avec des mots simples, une voie claire et posée. Le sujet des bouleversements climatiques n’est pas nouveau pour moi. Mais tant que je prenais 30 avions par an (ça c’état avant…) et que je roulais un nombre de km bien supérieur à la moyenne nationale (ça aussi c’était avant…) je ne pouvais pas de l’autre côté m’investir légitimement dans des actions en faveur du climat. Bref, nous sommes en 2015, j’habite au pied des montagnes où je peux faire 90% des mes activités sans avoir à me déplacer. Ma pratique a changé, mes priorités aussi et le fait est que je me sens de plus en plus concernée par l’espèce de bombe climatique qui ne va pas tarder à exploser.

Du 30 Novembre au 11 Décembre 2015 se tiendra à Paris la COP21. Et c’est dans ce contexte favorable pour parler des bouleversements climatiques que le projet “Sommet(s) pour le climat” a vu le jour : d’une part les alpinistes sont les premiers témoins de ces changements climatiques et d’autre part les valeurs que l’on retrouve en montagne telles que l’engagement, la solidarité, la prise de décision, le courage, etc… sont justement les valeurs qui manquent en France pour se lancer dans une vraie dynamique de transition énergétique. Au lieu de cela, nous nous heurtons à de l’inaction, des carcans et des peurs. Face à cet immobilisme, “Sommet(s) pour le climat” a pour objectif d’interpeller nos décideurs et de mobiliser nos concitoyens sur la question des enjeux climatiques.

L’une des actions visible de “Sommets pour le Climat” est une traversée des Ecrins de 21 jours pour Vincent et Pascal accompagnés sur certaines sections par d’autres alpinistes tels que François Labande, Seb Ibanez, Cédric Dentant et moi-même.
J’ai donc eu le plaisir de partager la première semaine avec Vincent Legrand et Pascal Ferren, faisant cordée avec le grand guide Seb Ibanez puis le botaniste alpiniste Cedric Dentant. Une semaine magnifique sur les arêtes de la Meije puis celles de la Grande Ruine au tout début de la période caniculaire de cet été 2015. Une semaine avec de belles rencontres, une grande énergie, de l’engagement et surtout beaucoup de courage et de conviction. Car du courage et de la conviction il en faut pour se lancer dans 21 jours d’alpinisme en Oisans lorsque l’on est ingénieur et que l’on passe une grosse partie de son temps assis, que ce soit en réunions, derrière un ordinateur ou encore dans les transports en communs. Il y a là de quoi forcer l’admiration!

Petit retour en arrière…
Dimanche 28 juin : toute l’équipe de “Sommets pour le Climat”, et nous sommes nombreux, se retrouve à la Bérard, village rejoint en auto stop, bus et avec deux voitures remplies de matériel autant que de personnes. L’heure à l’organisation des sacs et pour Vincent et Pascal à l’organisation de leurs trois prochaines semaines. Ils ont prévu la plupart du matériel en double, en cas de casse durant ces 21 jours. Un espace de stockage nous est gentiment alloué au Chalet CAF de la Bérarde. Un bon repas et une nuit à la belle étoile viennent terminer ce dimanche de juin.
Lundi 29 Juin : le départ est lent, inertie de groupe oblige et puis tout le monde n’a pas encore trouvé ses repaires. Emily et Adrien, photographes passionnés se joignent à nous ainsi que Nicolas Hairon pour faire quelques images. Il fait beau, il fait chaud et la montée au refuge du Promontoire se fait tranquillement, au rythme des arrêts et des discussions. Nathalie et Frédi Meignant, accompagné par l’un de leur enfants nous doublent à la montée. Fredi n’est autre que le Président de la Mountain Wilderness. Ils sont contents et enthousiastes que le volet de la traversée des Ecrins voit enfin le jour.

Mardi 30 : ça attaque vite et fort avec Seb Ibanez qui donne le ton alors que le jour n’est pas encore levé. Il court comme un cabri sur ce rocher et je m’efforce de tenir le rythme. Nous sommes un peu lourds puisque nous avons pris du matériel pour bivouaquer et cela se sent. Mais finalement nous atteignons le Grand Pic de la Meije, attendons notre cordée Vinscal tout en faisant une bonne soupe. Ca ressemble un peu au repos du guerrier avant l’assaut suivant.

Du Grand Pic on traverse au Doigt de Dieu et de là nous avons deux options. Soit continuer par les arêtes jusqu’à la Meije Orientale, soit descendre en direction du refuge de l’Aigle pour remonter à la Meije Orientale. La cordée Vinscal prend l’option neige descente et remontée au Pic Oriental et la cordée Sebliv décide de continuer par les arêtes. Dès les premiers mètres j’ai presque commencé à regretter… C’est pas compliqué, il n’y avait pas un rocher qui tenait. Un pied de posé et c’est une cascade de pierres et de blocs qui s’écroulent… Bon au moins on aura un peu purgé pour les autres et puis rester sur le fil de l’arête avait un petit côté symbolique sympa malgré tout.

Mercredi 1er Juillet : il nous reste encore un gros morceau : Meije Orientale, Pavé puis Gaspard. On voit le Gaspard qui me parait loin, raide et un peu impressionnant. Mais l’heure n’est pas tant à se poser des questions qu’à avancer. Une première courte arrête de neige nous mène au rocher. De là commence une désescalade avant de réellement commencer la montée au Pavé. Le rocher sera d’ailleurs très bon avec quelques jolis passages d’escalade, surtout vers la fin, sous le sommet du Pavé. Premier sommet de la journée, rituel de la soupe histoire de s’hydrater puis c’est la redescente de l’autre côté pour aller chercher l’arête qui nous mènera au sommet du pic Gaspard. Encore une descente en rochers roulants branlants mais ce ne sera rien comparé à la descente du Pic Gaspard! Heureusement que je n’avais pas idée, sinon je n’y serai peut être pas allée.
La liaison Pavé-Gaspard n’est pas des plus évidentes mais Seb à l’expérience du terrain et mène nos deux cordées à l’attaque du Gaspard. Un Gaspard qui dans ce sens se laisse bien monter, avec un beau passage dans une cheminée raide suivit d’une traversée physique avec pas trop de pieds. Puis on se retrouve à l’horizontale sur le haut de l’arête jusqu’au sommet du Gaspard. Deuxième rituel de la soupe au sommet de la journée. Re lecture des topos pour la descente. Et c’est parti pour une descente un peu tendue avec des frigos suspendus en plus de tous les parpins. On ne s’en sortira pas trop mal avec seulement une tonche sur chaque corde. Un dernier rappel nous amène en dessous de la rimaye du glacier Claire et c’est presque une libération. La neige se descend facilement et un dernier petit rappel nous permet de prendre pied sur la moraine bientôt tapissée d’herbe. Hum, que le bivouac va être bon!

Jeudi 2 Juillet :
Nous poursuivons la descente pour rejoindre le vallon sauvage du plan de l’Alpe, véritable oasis de verdure et d’eau tumultueuse. Seb nous emmène à une source qui finit dans une belle gouille et nous pouvons nous tremper et nous désaler après 4 jours de marche à transpirer. Et ça, ça fait du bien…
Seb s’en va par le chemin du bas pour rejoindre Villar d’Arêne puis la Grave d’où il rentrera en Savoie en auto stop et train, tandis que Vincent, Pascal et moi prenons le chemin du haut et rejoignons le refuge d‘Adèle Planchard. La remontée est un peu longuette mais reste sympathique et nous sommes protégés du soleil par un beau cumulus ce qui rend cette approche moins pénible.
Là-haut nous sommes chaleureusement accueillis par Noémie et Aurélien, les deux gardiens. Le temps de tout faire sécher et de réorganiser les sacs et c’est déjà l’heure du repas, encore une fois délicieux! Entre temps nous avons appris que Cédric Dentant, botaniste au Parc National des Ecrins et que nous ne connaissons que par email nous rejoindra dans la nuit pour grimper avec nous l’arête Sud Est de la pointe Brevoort. En voilà une surprise! Car “Sommets pour le Climat” c’est aussi cela, des rencontres avec des personnes passionnées venues d’horizons différents qui manifestent leur intérêt et soutien au projet!

Vendredi 3 Juillet : L’arête Sud Est de la pointe Brevoort n’a rien de très difficile mais son accès est déjà limite en ce début juillet à cause de la canicule. Le couloir qui mène au col de la casse déserte d’où part l’arête est en terre et prend le soleil tôt le matin. C’est pas terrible. On fait de notre mieux pour éviter d’être dans le couloir qui parpine en prenant à droite, au maximum sur le rocher. Le couloir d’accès sera au final le crux de la journée. La suite alterne avec quelques très beaux passages d’escalade et des passages moins raides de petites montées et petites désescalade. Premier sommet de la journée et une fois n’est pas coutume, ce sera le seul. Le pic Maître ressemble vraiment trop a un éboulis de caillou et aucun de nous n’a plus envie d’y aller. Ce sera retour au refuge, repos, discussions et interviews avec Cédric, Noémie et Aurélien. Et puis il nous faut organiser la suite de la traversée, remettre le matériel de bivouac dans les sacs et se renseigner sur le glacier pour rentrer à la Bérarde.

Samedi 4 Juillet : retour à la Bérarde par le col de la casse déserte. Cette fois on le connais de la veille et nous sommes bien plus rapides donc moins longtemps exposés. En revanche le glacier de l’autre côté a vraiment un sale gueule et nous prenons un peu de temps pour étudier le cheminement qui nous semble le moins dangereux. Finalement ce sera une descente dans une partie un petit peu raide et glacée mais excepte de grosses crevasses ou de séracs bien penchés qui nous de permettra de continuer sans embûches jusqu’à la Bérarde.
Pour moi c’est la fin d’une belle Odyssée. Je dois rentrer à Chamonix. Je sais déjà que Vincent et Pascal vont me manquer même si je suivrai la suite de leur traversée et que nous nous enverrons des nouvelles par sms. Inévitablement la question de la suite se pose même si déjà d’autres actions sont prévues jusqu’à la COP21. Un premier dé a été lancé avec cette traversée, d’autres suivront.

La traversée s’achèvera ce dimanche 19 Juillet pour Vincent et Pascal. Mais vous pouvez toujours faire partie du projet qui se décompose en de nombreuses actions :
La signature par le plus grand nombre de la missive climatique aux décideurs. Si ce n’est pas déjà fait je vous encourage à prendre 5min en cliquant ici.
Le Summeeting, ascensions simultanée dans différents pays le week-end du 18 et 19 Juillet. Pour s’inscrire, contactez François-Xavier Cierco de Sommets pour le Climat : fx.cierco@gmail.com
La collecte de témoignages sur l’évolution du climat et la haute montagne. Le port du signe distinctif (demandez vos autocollants à contact@sommetspourleclimat.org).
La participation au concours photos qui donnera lieu à une exposition. La possibilité de dédier vos sommets au climat.
Un soutien financier pour réaliser le documentaire qui sera diffusé avant la COP21 et bien entendu le partage du message
J’espère qu’après ces explications, vous avez envie de nous rejoindre. Car la Transition Energétique, c’est une opportunité!!

Actions

Grand Capucin with Vanessa

During this end of May and beginning of June, a certain amount of time, energy and thoughts were dedicated to the next project of our friend Vanessa François: climbing the Grand Capucin in Chamonix, despite the fact Vanessa lost the use of her legs after a climbing accident. Not a small project to say the least! The Grand Capucin is a really aesthetic face of 400m high, reaching the height of 3838m. Climbing the Grand Capucin felt like a logical next step for Vanessa after her climb of Zodiac, on El Cap, Yosemite. And the whole group of friends around her was psyched to help and make this new project happened.

Climbing the Grand Capucin face is way different than climbing on El Cap. There is a glacier approach, the bergschrund, a wall not as steep as Zodiac, 400m of abseils, altitude and cold… And above all the need for a perfect stable weather for four to five days. With the Grand Capucin we are in the heart of high mountains, a place that is so important and special for Vanessa.

So here we were, into the preparations, training, brain storming, finding gear solutions and resolving logistical problems. And I promise, there was a lot of things to think of! Little by little we got better organised, but we also found out all the complexity of such an amazing project.  Little by little, and for many reasons we realised we would not go in june. Weather became suddenly really stormy and other factors led to the wise decision of having the project postponed for a few months. September is our new timing project now and it’s only two months away. During those two months we will still try new technics and get more and more efficient with some specific things we don’t do or use for a “normal” climb. Vanessa will go in altitude and will probably have a bivy or two.

Speaking of bivy, below is a nice little edit about a bivouac we did last september in order to prepare the Grand Capucin climb. It was a great adventure with a wonderful team of people. I hope you’ll enjoy it! :)

A week-end in Romsdalen, Norway

Yesterday was Norway’s national day and it remind me I wanted to share a few pic of a short trip in Norway, a couple of weeks ago. We escaped the pouring weather of Chamonix and headed to Romsdalen, an alpine valley that has everything from fjords, nice ski tours and the biggest northern wall, the Troll wall.

Sunset on the Troll Wall

The journey started with some driving up a bit North and West and a first stop at a small but fun local crag, called Bobleveggen. After a few pitches and tired forearms we headed to Isfjorden where we ended to a friendly concert at the Romsdal Lodge. A great way to start the week-end and meet some nice people!

Norwegian lights, good music and friendly people Romsdal_Lodge

We set up our goal for the following day after speaking with the locals and decided to head to the Vengetind Mountain. The snow was supposedly good, the terrain a bit steep and everyone said the Vengetind was a beautiful Mountain. At that time some thick clouds were hiding the mountain, so I did not know what to expect.

The next morning delivered a blue bird sky with no wind and eventually I got to see the steep summit of Vengetind. Quite nice indeed!

Nine people were already skining up on the flank of the mountain. Not ideal. And for a while we thought we might had to bail if we would not catch up with them before the steep part. We skinned up at a good pace looking at the impressive Troll Wall and the other mountains around. A first group of skiers skied another face of Vengetind and since we catched up with the other group we were less worried about a potential avalanche. In the end, we got to do the first tracks and first turns on an excellent, cold and fresh snow, enjoying a playful terrain on one of the most aesthetic mountains of Romsdalen. Not bad for a first ski day in Norway ;)

Thank you Norway and Gratulerer med dagen!

A few pic that tells more than words… (Photo credit : NILS NIELSEN & LIV SANSOZ)

Chardonnet Peak, 3824m

Version française ici
Photos Credit : Nils Nielsen and Liv Sansoz

Chamonix is an awesome place where most climbers, skiers and outdoor lovers would love to live there. But unique and amazing also means very crowded. Finding a great place for a climbing or a skiing day without anybody else is sometimes a bit tricky.

Where to find a bit of adventure and tranquility when you only got the day? Together with Nils we thought of the Chardonnet peak, a nice summit we can see from everywhere down in the valley and on which none of us had been. Nils suggested an interesting way to climb and ski it, different that most people do. We got a plan!

So here we go, heading to the Grands Montets lift to reach the Argentière Bassin. After the ritual of the bin and the “hard bad” snow to ski down to the glacier we take the direction of the Chardonnet with no one either before or behind us (it will not last, the first groups to the Chardonnet pass will eventually show up… ) All this with an amazing point of vieux on the Verte peak, the Grande Rocheuse and the Droites face.

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From there, we skin up toward the Chardonnet pass, on a typical spring morning hard snow. This year, I decided to reduce the size of my skis and the weight of my gear. Except for the few really good powder days, I have done all my alpine days with the Rocca Freebird, 75 under foot, and I had lots of fun and lots of confidence with a small but real ski. Same thing with the boots, I now use the Syborg a lot that weight less than a paire of Baturas… after a few times you get use to ski them just like any bigger boots.

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The wind is blowing on the plateau and I’m glad we are getting inside the South-East couloir that seems protected. As its orientation means it, we are in full sun and the snow is already quite wet and heavy. But there is already a good track that makes the ascent easier and we’re gaining elevation at a good pace. The scenery is very Alpine but friendly, with the white of the snow and the beautiful orange granit. Below are a few pictures of Nils and myself.

The beginning of the couloirIMG_3111

A few short crossing to release the calves without slowing down…
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Eventually, we are getting close to the summit…
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Those couloirs are always longer that what we believe and that’s exactly how Gaston Rébuffat said, “the already steep terrain straightened again”… It became that steep that we had to get the rope out for the last 20 meters, steeper and with a really sugary snow that made the progression delicate. One small climbing step (or two or three) to get out of there and we finally reach the Forbes ridge.

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An icy wind greets us at the exit of the couloir and my wet gloves from the hike up in the sun and wet snow freeze in two seconds, taking the closed form of my hands on the ice axes. There is some more sugary snow to climb on the ridge that does not make me feel comfortable. I have to stay concentrated on the feet for the traverse that leads to the summit.

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No time nor desire to stop for too long on the summit, the wind is cold and some clouds are coming. We’ll wait for the tea and cookies… Nils is running in front and I barely got to snap a shot on the sharp ridge…
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The descent is really nice with ridge first, then some snowy shoulders, a bit of route finding, a bit of anchors testing (two abseils to reach behind the Adams Reilly pass). Finally we reach the glacier of the Tour, one last abseil to get away from a big bergschrund and we can ski again! The descent at first still request some attention because of the crevasses but then the terrain get more flat with no crevasses and we can really enjoy our descent all the way down to the village of the Tour.
It was a sweet alpine day, a day like I like them!

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The Chardonnet peak, a really nice summit on which I’ll come back with pleasure. Thanks for the little taste of adventure shared with my favorite man ;)IMG_3107